Avocats en intelligence artificielle (IA)

    Maîtriser l'IA avant qu'elle ne vous échappe.

    Depuis 2021, INFLUXIO sécurise startups, entreprises, agences et créateurs face à l'intelligence artificielle : conformité AI Act, charte IA interne, contrats SaaS et licences, droit d'auteur des contenus générés, deepfakes, voix synthétiques et RGPD algorithmique. Équipe pilotée par Maria Berrada, à Paris et à Bruxelles.

    400+clients
    accompagnés
    4,9/5note
    Google
    50+apparitions
    médias

    Nos interventions

    Comment nous pouvons vous aider.

    Audit AI Act : cartographie des systèmes d'IA, qualification fournisseur ou déployeur, classification par niveau de risque, feuille de route de conformité
    Charte IA interne opposable : intégration au règlement intérieur, formation au titre de l'article 4 de l'AI Act et procédure anti shadow AI
    Contrats SaaS et API IA : CGU et CGV adaptées à l'AI Act, clauses hallucinations, journalisation, réversibilité, allocation des responsabilités
    Droit d'auteur et IA générative : protection des outputs, documentation du processus créatif, opt-out TDM lisible par machine, contrats agence-client
    Deepfakes et voix synthétiques : action en urgence sur le fondement des articles 226-8 et 226-8-1 du Code pénal (loi SREN), retrait des contenus, plaintes pénales
    RGPD algorithmique : articulation RGPD / AI Act, base légale, AIPD, transferts hors UE, conformité aux recommandations CNIL et à l'avis 28/2024 du CEPD
    Protection des actifs IA : brevet, droit d'auteur logiciel, droit sui generis sur les bases de données, secret des affaires sur modèles et hyperparamètres
    Contentieux IA : décisions automatisées, hallucinations, contrefaçon par entraînement, contestation de titularité, parasitisme

    Cas pratiques

    Audit de conformité AI Act pour une startup HealthTech

    Une startup développant un outil de diagnostic médical par IA devait évaluer son niveau de risque au regard du AI Act. Un audit complet a été réalisé, le système classifié en « haut risque » et la feuille de route de conformité définie.

    Contentieux sur la titularité d'œuvres générées par IA

    Un studio créatif utilisait l'IA générative pour produire des visuels commerciaux. Un client a contesté la titularité des droits. Le cadre contractuel a été structuré et la titularité du studio défendue avec succès.

    Avis clients

    Ce que nos clients en disent.

    « Une grande réactivité de la part de tous les collaborateurs, des solutions trouvées rapidement et efficacement. »

    Christ C.

    « Nous avons confié au cabinet INFLUXIO un dossier complexe. Son expertise technique, sa vision stratégique et la qualité de ses écritures ont été décisives. »

    Mia-Line C.

    Contact

    Contacter INFLUXIO.

    Vous souhaitez prendre rendez-vous ou obtenir un devis ?

    Nous vous répondons en 24 heures.

    Éclairages

    En savoir plus sur ce domaine.

    Pourquoi un avocat spécialisé en intelligence artificielle ?

    L'intelligence artificielle ne soulève plus seulement des questions techniques. Elle soulève des questions juridiques inédites, dont les réponses changent en quelques mois et dont les sanctions, lorsqu'elles tombent, atteignent désormais 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires mondial. Trois questions reviennent en boucle dans nos consultations.

    La première vient des fondateurs de startups : « Je lance un SaaS adossé à l'API d'OpenAI ou à un modèle open-source comme Llama ou Mistral. Est-ce que je risque une amende AI Act ? ».

    La réponse n'est jamais binaire et dépend de la qualification de votre système, de votre rôle (déployeur, fournisseur, fournisseur GPAI), de votre cas d'usage et du seuil indicatif de fine-tuning fixé par la Commission le 18 juillet 2025. La deuxième vient des dirigeants d'entreprises : « Mes collaborateurs mettent nos données confidentielles dans ChatGPT. Comment encadrer ça ? ».

    Le risque combine une violation potentielle du RGPD, une perte du secret des affaires au sens de la loi du 30 juillet 2018, et désormais un manquement à l'obligation de formation imposée par l'article 4 de l'AI Act, applicable depuis le 2 février 2025. La troisième vient des agences et des créateurs : « J'utilise Midjourney, Suno et ElevenLabs.

    À qui appartient le contenu que je livre à mes clients ? ». INFLUXIO a été l'un des premiers cabinets français à se spécialiser sur ces sujets dès 2021. Nous transformons ces incertitudes en leviers stratégiques.

    • Protéger vos modèles, vos données et vos droits de propriété intellectuelle
    • Anticiper les litiges et répartir clairement les responsabilités
    • Sécuriser vos contrats avec partenaires, sous-traitants et clients
    • Assurer votre conformité au règlement européen sur l'IA (AI Act) et au RGPD

    Le règlement européen sur l'IA (AI Act).

    Le règlement (UE) 2024/1689, dit « AI Act », est le premier cadre juridique horizontal mondial dédié à l'intelligence artificielle. Voté par le Parlement européen le 13 mars 2024, adopté définitivement par le Conseil le 21 mai 2024, publié au JOUE le 12 juillet 2024 et entré en vigueur le 1er août 2024, il s'applique progressivement entre 2024 et 2027.

    Ses obligations diffèrent selon votre rôle (fournisseur, déployeur, importateur, distributeur) et selon le niveau de risque de votre système.

    Calendrier d'application 2024-2027 et omnibus numérique.

    Les interdictions de l'article 5 et l'obligation de maîtrise de l'IA (article 4) s'appliquent depuis le 2 février 2025. Les obligations relatives aux modèles d'IA à usage général (GPAI, articles 51 à 55), à la gouvernance et aux sanctions s'appliquent depuis le 2 août 2025.

    Les obligations relatives aux systèmes à haut risque de l'annexe III et celles sur la transparence (article 50) doivent s'appliquer le 2 août 2026, sous réserve de l'adoption finale de l'« omnibus numérique » proposé par la Commission le 19 novembre 2025, qui pourrait reporter conditionnellement cette échéance jusqu'au 2 décembre 2027 au plus tard.

    Tant que l'omnibus n'est pas formellement adopté, l'échéance du 2 août 2026 reste juridiquement contraignante : les opérateurs sérieux ne misent pas sur le report, ils anticipent.

    La classification par niveaux de risque.

    Le règlement classe les systèmes d'IA en quatre niveaux qui déterminent l'intensité de la conformité requise : risque inacceptable (interdit depuis le 2 février 2025), haut risque (obligations strictes de gestion des risques, qualité des données, supervision humaine et marquage CE), risque limité (obligations de transparence et marquage des contenus IA), et risque minimal (aucune obligation spécifique).

    • Risque inacceptable : notation sociale, manipulation subliminale, exploitation des vulnérabilités, prédiction d'infractions par profilage seul, moissonnage non ciblé d'images faciales, identification biométrique à distance en temps réel dans l'espace public
    • Haut risque : recrutement et gestion RH, scoring crédit, accès à l'éducation, justice, biométrie, infrastructures critiques, dispositifs médicaux, migrations
    • Risque limité : chatbots, deepfakes, systèmes de recommandation, contenus générés par IA
    • Risque minimal : filtres anti-spam, jeux vidéo, applications de loisir, systèmes IA sans interaction directe

    Êtes-vous fournisseur ou déployeur ?

    Si vous wrappez l'API d'OpenAI ou de Mistral pour offrir un service à vos clients, vous êtes déployeur vis-à-vis du fournisseur GPAI, et fournisseur de votre propre système d'IA construit autour.

    Si vous fine-tunez un modèle open-source, vous restez en principe déployeur, sauf si vos modifications franchissent le seuil indicatif fixé par la Commission le 18 juillet 2025 : utilisation de plus d'un tiers de la puissance de calcul du modèle d'origine ou d'un tiers du seuil de 10²³ FLOP. En pratique, ce seuil n'est franchi que par une infime minorité de fine-tuners.

    Si votre cas d'usage relève de l'annexe III (RH, scoring, biométrie, justice, éducation), vous devenez fournisseur de système haut risque et héritez de l'ensemble des obligations de l'article 16, indépendamment du fournisseur GPAI sur lequel vous vous appuyez.

    Modèles d'IA à usage général (GPAI) et Code of Practice.

    La Commission européenne a publié, via l'AI Office, le 10 juillet 2025, le Code of Practice for General-Purpose AI Models, formellement endossé par la Commission et le Conseil de l'IA (AI Board) le 1er août 2025. Ce code, de nature volontaire, constitue le canal privilégié pour démontrer la conformité aux articles 53 et 55.

    Il comporte trois chapitres : transparence (applicable à tous les fournisseurs GPAI), copyright (politique de respect des opt-out de l'article 4 de la directive 2019/790 et mitigation du risque de sortie contrefaisante) et safety and security (réservé aux modèles à risque systémique dépassant le seuil de 10²⁵ FLOP).

    L'AI Office a également publié, le 24 juillet 2025, un modèle standardisé de résumé du contenu d'entraînement obligatoire pour tous les fournisseurs GPAI, à mettre à jour au moins tous les six mois et à publier de manière accessible.

    Obligations des fournisseurs et des déployeurs.

    Les fournisseurs de systèmes à haut risque doivent, en application de l'article 16 : mettre en place un système de gestion des risques tout au long du cycle de vie, garantir la qualité et la représentativité des données d'entraînement, tenir à jour une documentation technique conforme à l'annexe IV, journaliser automatiquement le fonctionnement du système, fournir une information transparente aux déployeurs, garantir une supervision humaine effective, et passer une évaluation de conformité préalable à la mise sur le marché.

    Les déployeurs ont, en application de l'article 26, une obligation d'utiliser le système conformément à sa notice, de confier la supervision à des personnes formées et dotées d'une autorité réelle, de surveiller le fonctionnement et de signaler les incidents, de conserver les logs au moins six mois, d'informer les personnes concernées et, dans les cas définis à l'article 27, de réaliser une analyse d'impact relative aux droits fondamentaux préalable au déploiement.

    Bacs à sable réglementaires (article 57).

    Chaque État membre doit mettre en place au moins un bac à sable réglementaire opérationnel le 2 août 2026. La CNIL a déjà mené plusieurs « bacs à sable » thématiques (services publics, silver économie).

    L'intérêt est juridique autant qu'opérationnel : un fournisseur respectant le plan validé bénéficie d'une immunité administrative (pas d'amende AI Act) et le rapport de sortie facilite l'évaluation de conformité ultérieure.

    Sanctions.

    Les sanctions sont parmi les plus élevées du droit européen. Pour les pratiques interdites de l'article 5 : jusqu'à 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires mondial annuel. Pour les autres manquements : jusqu'à 15 millions d'euros ou 3 %. Pour les informations inexactes fournies aux autorités : jusqu'à 7,5 millions d'euros ou 1 %.

    Les fournisseurs de modèles GPAI sont passibles, au titre de l'article 101, d'amendes spécifiques pouvant atteindre 3 % du CA mondial ou 15 millions d'euros.

    L'IA Act et le RGPD encadrent désormais l'ensemble de la chaîne algorithmique.

    IA générative et créateurs : qui détient quoi ?

    ChatGPT, Midjourney, Suno, ElevenLabs : l'IA générative bouleverse la création. Les créateurs, influenceurs, artistes, musiciens, agences sont en première ligne.

    INFLUXIO a été le premier cabinet français à traiter ces enjeux sous l'angle spécifique de la creator economy et continue d'accompagner les studios qui livrent à leurs clients des visuels, des voix et des musiques produits avec ces outils.

    Droit d'auteur sur les créations générées par IA.

    En droit français, selon une jurisprudence constante, seule une personne physique peut être reconnue comme auteur (article L.111-1 du Code de la propriété intellectuelle, tel qu'interprété notamment par Cass. ass. plén., 7 mars 1986, dit « Pachot », et par la CJUE, Infopaq, C-5/08, 16 juillet 2009). L'œuvre doit en outre porter l'empreinte de la personnalité de l'auteur.

    Une création purement générée par une IA, sans intervention humaine créatrice, n'est donc pas protégeable. Cette position rejoint celle des juridictions américaines : la Cour d'appel du District of Columbia, dans l'arrêt Thaler v.

    Perlmutter du 18 mars 2025, a confirmé à l'unanimité que le Copyright Act exige une paternité humaine, et le US Copyright Office, dans son rapport de janvier 2025, a tenu la même ligne.

    L'œuvre assistée par IA peut, en revanche, être protégée si l'intervention humaine est créativement substantielle : sélection itérative et nuancée des prompts, tri créatif des outputs, recompositions, retouches, arrangement éditorial. La preuve passe par la documentation rigoureuse du processus créatif (conservation des prompts, des itérations, des choix opérés).

    C'est précisément ce que nous mettons en place pour les studios créatifs et les agences que nous accompagnons.

    Licences commerciales : Midjourney, Suno, ElevenLabs, DALL-E.

    Les licences accordées par les plateformes ne disent pas la même chose et leurs CGU évoluent au gré des contentieux américains. Midjourney prévoit que l'abonné « owns all Assets » créés sous réserve du paiement et du respect des conditions, et accorde aux autres utilisateurs une licence sur les images publiques (le mode Stealth de l'offre Pro restreint la visibilité).

    Pour OpenAI / DALL-E, l'utilisateur détient les droits sur les outputs sous réserve du respect des CGU, mais celles-ci ne garantissent pas la copyrightabilité de l'output.

    Suno autorise l'usage commercial des chansons générées sous abonnement Pro ou Premier, sans prélèvement de royalties, mais précise explicitement qu'une musique entièrement générée par IA n'est pas susceptible de protection au titre du copyright. ElevenLabs varie selon le plan ; le clonage d'une voix réelle exige un consentement explicite et une licence commerciale séparée.

    Pour les agences qui livrent à des clients, nous insérons systématiquement dans les contrats de prestation des clauses de transparence (mention de l'utilisation d'IA), des garanties limitées d'éviction, une cession encadrée des droits portant sur l'arrangement et les modifications humaines, et une allocation explicite des risques de réclamation tierce.

    Deepfakes : la loi SREN du 21 mai 2024 a changé la donne.

    La loi n° 2024-449 du 21 mai 2024, dite « SREN » (sécuriser et réguler l'espace numérique), a profondément renforcé la répression des deepfakes en droit français.

    Elle a modifié l'article 226-8 du Code pénal pour réprimer le fait de porter à la connaissance du public ou d'un tiers un contenu visuel ou sonore généré par un traitement algorithmique représentant l'image ou les paroles d'une personne sans son consentement, dès lors qu'il n'apparaît pas à l'évidence qu'il s'agit d'un contenu généré algorithmiquement ou qu'il n'en est pas expressément fait mention.

    La peine est d'un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende, portée à deux ans et 45 000 euros lorsque le contenu est diffusé sur un service de communication au public en ligne.

    L'article 21 de la même loi a créé l'article 226-8-1 du Code pénal, qui réprime spécifiquement les deepfakes à caractère sexuel non consentis : deux ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende, portés à trois ans et 75 000 euros en ligne.

    Ces nouvelles incriminations s'articulent avec l'usurpation d'identité (article 226-4-1), l'atteinte à la vie privée (article 226-1), le cyberharcèlement (article 222-33-2-2), le chantage à caractère sexuel (article 312-10) et, sur le terrain civil, le droit à l'image (article 9 du Code civil) et les droits voisins en matière vocale.

    L'AI Act ajoute, à compter du 2 août 2026, une obligation de transparence imposant aux déployeurs d'étiqueter visiblement les deepfakes (article 50, paragraphe 4) et aux fournisseurs de marquer techniquement les contenus générés par IA (watermarking, métadonnées C2PA, signatures cryptographiques).

    Le premier draft du Code of Practice on Transparency a été publié le 17 décembre 2025 et propose un pictogramme commun « IA » à l'échelle européenne.

    Voix synthétiques et droits voisins des artistes interprètes.

    La reproduction synthétique de la voix d'un artiste interprète sans son autorisation porte atteinte à ses droits voisins, garantis par les articles L.212-1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

    L'artiste interprète dispose d'un droit moral inaliénable au respect de son nom, de sa qualité et de son interprétation, et de droits patrimoniaux d'autoriser ou d'interdire la fixation, la reproduction et la communication de sa prestation. La gestion collective passe par l'ADAMI pour les artistes principaux et la SPEDIDAM pour les artistes d'accompagnement.

    La voix bénéficie en outre d'une protection au titre de l'article 9 du Code civil, étendue par la jurisprudence aux attributs vocaux.

    L'affaire ayant opposé Scarlett Johansson à OpenAI au sujet de la voix « Sky » de GPT-4o, en mai 2024, a mis ces enjeux sous les projecteurs : OpenAI a suspendu la voix sans aller au procès, après une analyse acoustique indépendante concluant à une similitude exceptionnelle avec celle de l'actrice.

    En France, aucune jurisprudence spécifique n'a encore été rendue sur les voix synthétiques, mais le terrain est balisé par les droits voisins, le Code civil et désormais les articles 226-8 et 226-8-1 du Code pénal. Les positions de l'ADAMI, de la SACEM et de la SCAM convergent sur l'exigence d'un consentement explicite préalable et d'une rémunération équitable.

    Entraînement d'IA sur des œuvres protégées : le contentieux a commencé.

    L'utilisation d'œuvres protégées pour entraîner des modèles d'IA soulève la question de l'exception de fouille de textes et de données (text and data mining, TDM).

    La directive (UE) 2019/790, transposée en droit français à l'article L.122-5-3 du Code de la propriété intellectuelle, prévoit deux exceptions : l'une pour la recherche scientifique (article 3 de la directive, non opposable), l'autre générale (article 4 de la directive), opposable mais soumise au droit des titulaires de manifester leur opt-out, notamment par des moyens lisibles par machine.

    Le 12 mars 2025, le Syndicat national de l'édition, la Société des gens de lettres et le Syndicat national des auteurs et compositeurs ont assigné Meta Platforms devant le tribunal judiciaire de Paris pour avoir entraîné Llama, notamment, sur la base Books3 contenant environ 200 000 livres protégés.

    Premier contentieux français contre un grand acteur de l'IA générative, fondé sur la contrefaçon et le parasitisme. Aux États-Unis, l'affaire Bartz v. Anthropic (N.D.

    Cal., 23 juin 2025) a conclu au caractère « quintessentially transformative » de l'entraînement sur des livres légalement acquis, mais a refusé le fair use pour la constitution d'une bibliothèque à partir d'ouvrages piratés, débouchant sur un règlement amiable d'1,5 milliard de dollars approuvé en preliminary approval le 25 septembre 2025. L'affaire Kadrey v. Meta (N.D.

    Cal., 25 juin 2025) a retenu également le fair use avec une motivation plus nuancée. L'affaire NYT v. OpenAI (S.D.N.Y., ordonnance du 4 avril 2025) suit son cours et a débouché sur la production de 20 millions de logs ChatGPT par OpenAI. Au Royaume-Uni, l'affaire Getty Images v.

    Stability AI (EWHC, 4 novembre 2025) a écarté la secondary infringement et n'a retenu qu'une atteinte limitée aux marques. En Allemagne, l'OLG Hamburg, dans la décision du 10 décembre 2025, a précisé qu'un opt-out exprimé en langage naturel mais non lisible par machine au sens technique n'est pas valable.

    Pour les éditeurs, créateurs et plateformes, nous mettons en place des stratégies d'opt-out cumulant le robots.txt, le protocole TDMRep, des métadonnées C2PA ou IPTC PLUS et des mentions claires dans les conditions générales.

    Protéger vos actifs IA.

    Vos algorithmes, vos modèles, vos hyperparamètres, vos données d'entraînement et vos données utilisateurs représentent une valeur considérable. Leur protection juridique passe par une stratégie combinée associant plusieurs mécanismes complémentaires, à activer dès la phase de conception.

    Algorithmes et logiciels.

    Les algorithmes en tant que tels ne sont pas brevetables en Europe, mais le logiciel qui les implémente peut être protégé par le droit d'auteur (article L.112-2, 13°, du Code de la propriété intellectuelle).

    Les inventions mises en œuvre par ordinateur peuvent par ailleurs faire l'objet de brevets sous certaines conditions (effet technique, caractère technique de la solution). Nous définissons la stratégie de protection la plus adaptée à votre architecture.

    Bases de données et datasets d'entraînement.

    Les bases de données bénéficient d'une double protection en droit européen : le droit d'auteur sur leur structure originale (article L.112-3 du Code de la propriété intellectuelle) et le droit sui generis du producteur de bases de données pour un investissement substantiel (articles L.341-1 et suivants du même code, transposant la directive 96/9/CE).

    Vos datasets d'entraînement sont des actifs stratégiques dont la protection doit être anticipée dès la collecte.

    Secret des affaires et savoir-faire.

    La loi n° 2018-670 du 30 juillet 2018, transposant la directive (UE) 2016/943, offre une protection spécifique au secret des affaires (articles L.151-1 et suivants du Code de commerce).

    Pour vos modèles, vos hyperparamètres, vos pipelines d'entraînement et votre savoir-faire technique, la mise en place de mesures de protection raisonnables (NDA, restrictions d'accès, traçabilité des consultations, journalisation, classification des informations) est indispensable pour bénéficier de ce régime, qui ne s'applique pas aux informations dont la confidentialité n'a pas été activement préservée.

    RGPD et IA : la conformité indispensable.

    Tout système d'IA traitant des données personnelles relève du RGPD. Les exigences sont renforcées lorsque l'IA produit des décisions automatisées affectant les personnes (article 22 du RGPD).

    L'AI Act et le RGPD se complètent sans se substituer l'un à l'autre : l'AI Act est lex specialis sur certains points, mais le RGPD garde sa pleine application en matière de données personnelles.

    Articulation RGPD / AI Act et avis 28/2024 du CEPD.

    Le Comité européen de la protection des données (CEPD) a rendu, le 17 décembre 2024, son avis 28/2024 sur les aspects de protection des données dans les modèles d'IA, à la demande de l'autorité irlandaise.

    L'avis pose plusieurs points clés : un modèle d'IA ne peut être réputé anonyme que si la probabilité d'extraire ou de réidentifier des données personnelles, par des moyens raisonnables, est insignifiante (beaucoup de grands modèles de langage ne remplissent pas ce critère, du fait du risque de mémorisation et de régurgitation) ; l'intérêt légitime peut servir de base légale au développement et à l'entraînement, sous réserve du test en trois étapes posé par les Guidelines 1/2024 du CEPD ; un traitement illicite en phase de développement peut, au cas par cas, contaminer la phase de déploiement.

    Recommandations CNIL : l'intérêt légitime au cœur du dispositif.

    La CNIL a publié, le 19 juin 2025, ses recommandations finales sur l'intérêt légitime comme base légale du développement et de l'entraînement des modèles d'IA, à l'issue d'une consultation publique. Trois conditions cumulatives doivent être remplies : un intérêt licite, réel et précis ; la nécessité du traitement (test de minimisation) ; une mise en balance favorable.

    Les garanties additionnelles attendues incluent la pseudonymisation, la restriction d'accès, l'exclusion des données sensibles, l'information transparente des personnes, un droit d'opposition discrétionnaire et préalable, un droit à l'effacement, et des mesures techniques anti-mémorisation et anti-régurgitation.

    La CNIL a parallèlement publié, le 19 juin 2025, une fiche pratique web scraping, et a déployé en décembre 2025 un outil de traçabilité des modèles open source. Le projet PANAME, lancé en février 2026, doit aboutir à un cadre d'audit RGPD des modèles.

    Encadrer ChatGPT, Claude ou Gemini en entreprise : la charte IA n'est plus optionnelle.

    Pour les dirigeants confrontés au déploiement non maîtrisé d'IA générative par leurs équipes (le « shadow AI »), la charte IA interne n'est plus une bonne pratique : c'est désormais le seul outil opposable.

    Concrètement, la charte doit définir les outils autorisés et leur version (la version Enterprise et la version standard n'offrent pas les mêmes garanties contractuelles), lister les catégories de données interdites (données clients identifiables, contrats en cours, données de santé et RH, données financières non publiées, code source propriétaire, secrets industriels), imposer la supervision humaine systématique des outputs, organiser une procédure de déclaration des nouveaux outils, et prévoir des sanctions disciplinaires.

    Pour rendre la charte opposable à un salarié, elle doit être annexée au règlement intérieur selon la procédure des articles L.1321-4, R.1321-2 et L.2312-8 du Code du travail (consultation du comité social et économique, dépôt à l'inspection du travail et au greffe du conseil de prud'hommes du ressort).

    Sans cette intégration formelle, la charte reste une simple recommandation, sans fondement disciplinaire.

    Formation : l'obligation de l'article 4 de l'AI Act.

    Depuis le 2 février 2025, l'article 4 de l'AI Act impose aux fournisseurs et aux déployeurs de prendre les mesures pour garantir un niveau suffisant de maîtrise de l'IA (« AI literacy ») de leur personnel et de toute personne agissant en leur nom. Aucune certification n'est imposée, mais un registre des formations est fortement recommandé.

    En cas de manquement à une autre obligation de l'AI Act, l'absence de formation sera vraisemblablement retenue comme un facteur aggravant, par parallèle avec la jurisprudence RGPD.

    AIPD, transferts hors UE et sous-traitance.

    Tout déploiement structurant d'IA traitant des données à grande échelle, des données sensibles ou impliquant une évaluation systématique relève d'une analyse d'impact relative à la protection des données (article 35 du RGPD).

    Les transferts hors UE vers les fournisseurs IA (souvent américains) doivent être encadrés par des clauses contractuelles types, le cas échéant en s'appuyant sur l'EU-US Data Privacy Framework.

    Les contrats de sous-traitance doivent contenir l'ensemble des garanties de l'article 28 du RGPD, complétées des stipulations spécifiques à l'IA (interdiction d'utiliser les données pour entraîner les modèles, à moins d'un opt-in explicite ; conservation des logs ; coopération avec les autorités).

    Classification des systèmes d'IA selon le règlement européen.

    Contrats et IA : sécuriser vos relations.

    Un contrat mal rédigé peut transformer un partenariat IA prometteur en litige coûteux. Les CGU standard d'un SaaS pré-2024 ne couvrent ni les nouvelles obligations de l'AI Act, ni les risques spécifiques à l'IA générative (hallucinations, contrefaçon par output, divulgation de données d'entraînement). INFLUXIO rédige et négocie l'ensemble de votre arsenal contractuel.

    CGU de SaaS IA et contrats avec API GPAI.

    Pour un fondateur de startup qui commercialise un SaaS adossé à un fournisseur GPAI, les CGU doivent contenir : des définitions alignées sur l'AI Act, une qualification claire des rôles fournisseur et déployeur, l'allocation de la conformité (qui assume le système de gestion des risques, la documentation technique, la journalisation pendant six mois minimum, la surveillance post-marché), un disclaimer explicite sur les hallucinations avec obligation de supervision humaine pour le déployeur, un encadrement de la propriété intellectuelle des outputs et des inputs, un DPA aligné sur l'article 28 du RGPD, l'interdiction de réutilisation des données utilisateur pour entraînement (sauf opt-in), une obligation de notification d'incidents graves combinant les articles 26(5) AI Act et 33 RGPD, des plafonds de responsabilité, et une clause de résiliation pour reclassification réglementaire.

    Contrats de développement IA.

    La titularité des droits sur les développements, les livrables, les données d'entraînement et les modèles intermédiaires doit être définie avec précision, en distinguant ce qui est cédé, ce qui est concédé sous licence et ce qui reste la propriété du prestataire (modèles génériques, briques techniques préexistantes, savoir-faire).

    Nous sécurisons vos contrats avec prestataires, freelances et équipes internes.

    Contrats agence-client avec usage d'IA générative.

    Pour les agences et les studios créatifs, les contrats clients doivent désormais comporter sept clauses spécifiques : transparence sur l'utilisation d'IA, garantie d'éviction limitée (l'agence ne peut garantir totalement l'absence de réclamation tierce sur les données d'entraînement), cession des droits portant sur l'arrangement et les modifications humaines (sans garantie de copyrightabilité des éléments purement IA), responsabilité plafonnée et exclusion des dommages indirects, conformité RGPD pour les données injectées par le client, audit et conservation des logs au minimum six mois (cohérence avec l'article 26 de l'AI Act), réversibilité et destruction sécurisée en fin de relation.

    Clauses de responsabilité et d'assurance.

    La responsabilité en cas de dommage causé par une IA est un sujet en pleine évolution. La proposition de directive sur la responsabilité en matière d'IA (proposition 2022/0303) a été retirée par la Commission en 2025, faute d'accord entre co-législateurs.

    Nous intégrons dès maintenant les clauses de limitation, de partage et de subrogation adaptées à ce cadre émergent, en travaillant avec les courtiers spécialisés pour identifier les couvertures cyber et responsabilité civile professionnelle pertinentes.

    Notre expertise IA, articulée avec l'ensemble du droit du numérique.

    INFLUXIO a été l'un des premiers cabinets français à se spécialiser dans les enjeux juridiques de l'IA, dès 2021. Notre équipe, pilotée par Maria Berrada, combine une expertise technique approfondie et une connaissance fine de l'écosystème créatif.

    Nous conseillons des startups IA, des plateformes de création de contenu, des agences de communication utilisant l'IA générative, et des artistes confrontés aux deepfakes et aux reproductions non autorisées.

    Notre double implantation Paris-Bruxelles nous donne une proximité avec les institutions européennes, en particulier l'AI Office, la DG CNECT et la DG JUST. Nous publions régulièrement sur les évolutions du droit de l'IA dans notre podcast INFLUXIO Talk et dans nos articles spécialisés.

    La première étape de toute mise en conformité avec l'AI Act consiste à cartographier l'ensemble des systèmes d'IA déployés ou en développement au sein de votre organisation, puis à classifier chacun selon les quatre niveaux de risque définis par le règlement. Pour les systèmes à haut risque, un dossier technique complet doit être constitué.

    Les systèmes à risque limité doivent satisfaire les obligations de transparence de l'article 50 et seront soumis, à compter du 2 août 2026, aux exigences de marquage des contenus générés. INFLUXIO réalise les audits de classification, accompagne la constitution de la documentation technique, et met en place les processus de gouvernance exigés par le règlement.

    Glossaire utile en droit de l'IA.

    • AI Act : règlement (UE) 2024/1689 du 13 juin 2024, entré en vigueur le 1er août 2024 ; premier cadre horizontal mondial sur l'intelligence artificielle ; classe les systèmes par niveau de risque (inacceptable, élevé, limité, minimal).
    • AI literacy (article 4) : maîtrise de l'IA ; obligation pour fournisseurs et déployeurs d'assurer un niveau suffisant de compréhension et d'usage responsable de l'IA par leur personnel ; applicable depuis le 2 février 2025.
    • AI Office : Bureau européen de l'IA, institué au sein de la Commission ; supervise les modèles GPAI, coordonne l'application de l'AI Act avec les autorités nationales et publie lignes directrices, codes de pratique et modèles standardisés.
    • AIPD : analyse d'impact relative à la protection des données (article 35 RGPD), obligatoire pour les traitements à risque élevé ; à distinguer de l'analyse d'impact relative aux droits fondamentaux prévue par l'article 27 de l'AI Act.
    • Bac à sable réglementaire : cadre contrôlé établi par une autorité (CNIL en France) permettant le développement et le test de systèmes d'IA innovants pendant une durée limitée, avec immunité administrative en cas de respect du plan validé (article 57 de l'AI Act).
    • Charte IA : document interne d'entreprise encadrant l'usage de l'IA par les collaborateurs ; doit être annexée au règlement intérieur (articles L.1321-4, R.1321-2 et L.2312-8 du Code du travail) pour être opposable disciplinairement.
    • Code of Practice GPAI : code de bonnes pratiques pour les modèles d'IA à usage général, publié par l'AI Office le 10 juillet 2025 ; trois chapitres (transparence, copyright, sécurité) ; canal privilégié de conformité aux articles 53 et 55.
    • Déployeur : toute personne qui utilise un système d'IA sous sa propre autorité (sauf usage personnel non professionnel) ; soumis aux obligations de l'article 26 de l'AI Act lorsqu'il déploie un système à haut risque.
    • Deepfake : selon l'article 3, point 60, de l'AI Act, contenu image, audio ou vidéo généré ou manipulé par IA, ressemblant à des personnes, objets, lieux ou événements existants, et susceptible d'apparaître à tort comme authentique ; sanctionné par les articles 226-8 et 226-8-1 du Code pénal depuis la loi SREN.
    • Fournisseur : personne qui développe ou fait développer un système d'IA et le met sur le marché ou en service sous son nom ou sa marque ; soumis à l'article 16 de l'AI Act pour les systèmes à haut risque.
    • GPAI (General-Purpose AI) : modèle d'IA à usage général, entraîné sur de grandes quantités de données et présentant une généralité significative, capable d'exécuter une large gamme de tâches (articles 51 à 55 de l'AI Act).
    • Hallucination : production par un système d'IA générative d'informations fausses présentées comme vraies ; source de risque juridique majeur (diffamation, désinformation, fautes professionnelles).
    • Modèle à risque systémique : modèle GPAI dont les capacités ou la diffusion peuvent affecter significativement le marché ou les droits fondamentaux ; seuil indicatif de 10²⁵ FLOP ; obligations renforcées de l'article 55 de l'AI Act.
    • Notation sociale : évaluation ou classification de personnes en fonction de leur comportement social ou de caractéristiques personnelles, conduisant à un traitement préjudiciable ; pratique interdite par l'article 5 de l'AI Act.
    • Opt-out TDM : manifestation, par les titulaires de droits, de leur opposition à l'usage de leurs œuvres pour la fouille de textes et de données (article 4 de la directive 2019/790, article L.122-5-3 du CPI) ; doit être exprimé par des moyens lisibles par machine pour les contenus en ligne.
    • Pratiques interdites : liste fermée des huit pratiques d'IA prohibées par l'article 5 de l'AI Act, applicables depuis le 2 février 2025 ; sanctions jusqu'à 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires mondial annuel.
    • Shadow AI : usage par les collaborateurs d'outils d'IA non validés par leur employeur ; source de risques RGPD, de perte du secret des affaires et de manquement à l'article 4 de l'AI Act.
    • Système à haut risque : système d'IA listé à l'annexe III de l'AI Act (biométrie, RH, éducation, justice, infrastructures critiques) ou intégré à un produit régulé ; exigences strictes de l'article 16 à compter du 2 août 2026.
    • Watermarking : marquage technique imperceptible permettant d'identifier un contenu comme généré par IA ; obligation des fournisseurs au titre de l'article 50 de l'AI Act, applicable le 2 août 2026.
    • Web scraping : collecte automatisée de données accessibles en ligne pour constitution de jeux de données d'entraînement ; encadré par la fiche pratique CNIL du 19 juin 2025 et soumis au respect des opt-out lisibles par machine.

    Accompagnement sur-mesure

    Échangeons sur votre situation.

    Recevez un devis clair et personnalisé de notre équipe.

    FAQ

    Questions fréquentes.

    Les interdictions et l'obligation de maîtrise de l'IA s'appliquent depuis le 2 février 2025. Les obligations sur les modèles GPAI s'appliquent depuis le 2 août 2025.

    Les obligations sur les systèmes haut risque et la transparence des contenus IA doivent s'appliquer le 2 août 2026, sous réserve de l'adoption finale de l'omnibus numérique proposé par la Commission le 19 novembre 2025, qui pourrait reporter conditionnellement cette échéance jusqu'au 2 décembre 2027 au plus tard.

    Les systèmes déjà en service avant le 2 août 2025 bénéficient d'un délai supplémentaire jusqu'au 2 août 2027.

    Oui, lorsque vous utilisez un système d'IA sous votre propre autorité dans le cadre professionnel, vous êtes déployeur. Vos obligations dépendent du niveau de risque du système. Pour ChatGPT en usage généraliste (rédaction, brainstorming), vous relevez plutôt des obligations de transparence et de l'article 4 sur la maîtrise de l'IA.

    Si vous l'utilisez pour des cas d'usage de l'annexe III (RH, scoring, biométrie), vous êtes déployeur d'un système à haut risque et héritez des obligations de l'article 26.

    Pour qu'elle soit opposable à un salarié et serve de fondement à une sanction disciplinaire, la charte IA doit être annexée au règlement intérieur, après consultation du comité social et économique et dépôt à l'inspection du travail et au greffe du conseil de prud'hommes du ressort (articles L.1321-4, R.1321-2 et L.2312-8 du Code du travail).

    Sans cette intégration, elle reste une simple recommandation. Pour les entreprises de moins de 50 salariés, elle peut être intégrée à la politique IT.

    Le shadow AI cumule plusieurs risques : violation potentielle du RGPD (transfert hors UE non encadré, base légale fragile, droit à l'information non respecté) ; perte du secret des affaires sur les contenus injectés (loi du 30 juillet 2018) ; violation du secret professionnel pour les professions réglementées ; manquement à l'article 4 de l'AI Act sur la formation.

    La réponse passe par un audit du parc d'outils, une charte IA et un programme de formation.

    Non, si l'image est purement générée par l'IA. La protection suppose l'empreinte de la personnalité d'une personne physique (articles L.111-1 et L.112-2 du CPI). En revanche, lorsque l'utilisateur exerce une intervention créative substantielle (sélection itérative et nuancée des prompts, retouches, recompositions, arrangement éditorial), la création assistée peut être protégée.

    La preuve passe par la documentation rigoureuse du processus créatif.

    Non, sauf si vos modifications franchissent le seuil indicatif fixé par les lignes directrices de la Commission du 18 juillet 2025 : utilisation de plus d'un tiers de la puissance de calcul du modèle d'origine ou d'un tiers de 10²³ FLOP. En pratique, ce seuil n'est franchi que par une infime minorité de fine-tuners.

    Vous restez donc en règle générale déployeur du modèle de base et fournisseur de votre propre système d'IA construit autour.

    Vous devez exprimer un opt-out à l'article 4 de la directive 2019/790, transposé à l'article L.122-5-3 du CPI, par des moyens lisibles par machine. La protection est efficace lorsque les signaux sont cumulés : robots.txt, protocole TDMRep (W3C/EDRLab), métadonnées C2PA ou IPTC PLUS, et mention claire dans les CGU.

    La décision OLG Hamburg du 10 décembre 2025 a précisé qu'un opt-out exprimé en langage naturel mais non lisible par machine au sens technique n'est pas valable.

    La loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 (SREN) a modifié l'article 226-8 du Code pénal pour réprimer les deepfakes non consentis (1 an et 15 000 euros, portés à 2 ans et 45 000 euros en ligne) et créé l'article 226-8-1 pour les deepfakes à caractère sexuel (2 ans et 60 000 euros, portés à 3 ans et 75 000 euros en ligne).

    Ces incriminations s'articulent avec l'usurpation d'identité (226-4-1), l'atteinte à la vie privée (226-1), le cyberharcèlement (222-33-2-2) et le droit à l'image (article 9 du Code civil).

    Pour les pratiques interdites de l'article 5 : jusqu'à 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires mondial annuel. Pour les autres manquements : jusqu'à 15 millions d'euros ou 3 %. Pour les informations inexactes fournies aux autorités : jusqu'à 7,5 millions d'euros ou 1 %. Pour les fournisseurs de modèles GPAI : jusqu'à 3 % du CA mondial ou 15 millions d'euros (article 101).

    Aucune certification n'est imposée. Le bon dispositif combine une sensibilisation générale d'1 à 2 heures pour tous les collaborateurs, une formation au poste de 2 à 4 heures pour les utilisateurs réguliers, et une formation décisionnelle pour les managers. Un registre des formations est fortement recommandé en cas de contrôle.

    L'absence de formation sera vraisemblablement retenue comme un facteur aggravant en cas d'autre manquement.

    Si vous êtes fournisseur d'un modèle GPAI au sens des articles 51 et suivants de l'AI Act, oui : vous devez publier un résumé conforme au modèle standardisé de l'AI Office du 24 juillet 2025.

    Le résumé doit identifier le fournisseur, le modèle et les versions, lister les sources de données (datasets publics, datasets sous licence, données scrapées, données utilisateurs, données synthétiques) et décrire les méthodes de traitement. Mise à jour au moins tous les six mois.

    Si vous ne faites qu'utiliser une API GPAI sans devenir vous-même fournisseur, l'obligation pèse sur le fournisseur en amont.

    L'équipe INFLUXIO Avocats

    En résumé

    INFLUXIO est un cabinet d'avocats spécialisé en intelligence artificielle (IA), à Paris et Bruxelles. Conformité AI Act (UE 2024/1689), AI Office, GPAI, charte IA opposable, RGPD algorithmique, contrats SaaS, deepfakes (loi SREN) et voix synthétiques.